Redémarrage

Voilà, nous quittons le camping, la piscine, le repos et retrournons voir défiler le long ruban de bitume.

Pour notre première étape, nous visons la ville de Kalamata. Nous ne sommes qu’à 2h de route.

C’est étrange de voir comme nos perceptions des distances changent. Lorsque nous sommes dans notre quotidien, au fin fond de notre Cotentin, devoir faire environ 2h de route pour aller vers Rennes par exemple, nous paraît une grosse étape. Et ici on se rend à peine compte du déplacement.

Notre climatisation tient le coup, ce qui est une très bonne nouvelle étant donné les températures extérieures. Elle tourne en continu pendant nos 2h de route et ne semble pas défaillir.

Nous arrivons à kalamata dans l’après midi. Il me restait quelques vagues souvenirs d’enfance de cette plage. Des vendeurs de cochon grillé sur le bord des routes, un vieux manège où l’on se poussait avec nos pieds une longue plage à l’eau turquoise.

Malheureusement, le manège n’est plus là et les vendeurs de cochon non plus. Peut être ne sommes nous pas au bon endroit ou cela a simplement changé.

Nous ne nous attardons pas sur cette plage. Le vent se lève, les vagues arrivent et le sable commence à voler autour de nous. Nous préférons aller visiter le centre ville.

Nous sommes dimanche, tout est fermé… Tout sauf, un pâtissier.

Nous nous laissons séduire par les présentations de gâteaux et de verrines. Chaque gâteau semble délicieux et ceux que nous prenons le sont.

Nous n’errons pas davantage dans cette ville et continuons notre chemin pour rejoindre notre bivouac de ce soir trente kilomètres plus à l’ouest.

Nous dormirons sur un parking de plage. Le vent s’étant encore renforcé, nous ne nous baignerons pas ici. Les vagues sont dangereuses, la mer est trouble et le sable vole.

Nous profiterons néanmoins des douches de plage pour nous rafraîchir et achèterons des fruits frais à de petits marchands sur le bord de la route.

De retour, nos fruits à la main, nous découvrons une grande flaque sous le 4×4 du côté passager. En ouvrant la porte nous nous apercevons que le sol sous les pieds de Jenna est trempé. Une rapide exploration permettra de s’apercevoir que le tuyau d’évacuation des condensâts de la clim est déboîté donc toute la condensation de l’après midi s’est écoulée dans la voiture. Rien de grave, si ce n’est une odeur de moisi qui persistera quelques jours…

Le lendemain, nous partons vers Olympie en empruntant la route de la côte. C’est un peu plus long mais les paysages sont magnifiques et l’air de la mer nous épargne un peu des températures excessives.

Nous finissons par rejoindre une autoroute où s’enchaînent les peages les uns après les autres.

Lorsque nous arrivons à Olympie et que nous arrêtons le véhicule sur le parking du temple de zeus, il est 13h30. Nous nous retrouvons donc, comme pour le parthenon, en plein soleil pour effectuer la visite.

Heureusement ce site est un peu différent. Il y a d’une part les ruines du temple et d’autre part un musée où se retrouvent exposés tous les éléments découverts lors des fouilles.

Nous commençons donc par le musée climatisé en espérant que la visite dure assez longtemps pour laisser un peu descendre le soleil.

Le musée est intéressant et comprend notamment une salle d’armes et d’armures qui passionne les enfants. Nous y découvrons l’ingéniosité du peuple Grèc avec des plans de construction, des machines, des sculptures… On peut y voir un aperçu de toutes les merveilles qu’ils ont pu accomplir.

Ils avaient même déjà inventé le téléphone portable !

Cependant en se baladant dans la salle des sculptures, nous nous apercevons d’une chose étonnante.

Si grande ait été cette civilisation, et malgré toute leur ingéniosité et leur savoir vivre, ils n’ont jamais ressenti le besoin d’inventer le slip…

Après nos observations pointues et critiques sur les limites de l’ingéniosité des grecs anciens, nous sortons visiter le temple.

Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’Acropole ce qui est assez agréable. Le site est ombragé et un stand de la croix rouge distribue des bouteilles d’eau gratuites à l’entrée.

La grande majorité des blocs et des colonnes sont posés sur le sol, certains échafaudages sont installés, il faut croire que la construction n’est pas encore finie… Ils ont pourtant commencé il y a plusieurs milliers d’années. Nous supposons que la chaleur de l’après midi freine l’avancée des travaux. A moins que ce ne soit le fait de travailler sans slip qui augmente la difficulté. Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que ce temple sera magnifique lorsqu’il sera terminé…

Nous finissons la visite vers 16h et retournons nous rafraîchir dans la voiture. Pour ce soir nous avons repéré un bivouac près de la petite ville de Makynia juste après avoir traversé le pont de Patras.

Ce soir, il n’y a plus de vent, la mer est calme et claire, la pente est très douce et le paysage est magnifique. Nous passerons un long moment dans l’eau.

En sortant, je discute avec un Grec vivant en Allemagne, très sympathique, il nous conseille un restaurant de poissons proche de notre campement et nous indique un ancien théâtre qui se situe en haut de la colline. Le théâtre est fermé par une grille mais tout le monde l’ouvre sans demander et va visiter. Nous irons sans doute y faire un tour demain.

Pour ce soir, nous suivrons ses conseils et irons visiter le restaurant où nous pourrons déguster des sardines grillées, de la dorade et du poulpe accompagnés de frites maison et d’une salade grecque. C’était effectivement une bonne adresse !

Le vent étant totalement tombé, la nuit sera un peu difficile et nous devrons utiliser le ventilateur pour nous endormir.

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