Roumanie premier contact

Nos premières impressions sur la Roumanie ne peuvent être centrées que sur la conduite des habitants que nous avons croisés.

C’est la première fois du voyage que j’ai la sensation d’être dans le peloton d’une course automobile. Il semblerait que toutes les limitations de vitesses indiquées soient en fait la vitesse minimale à laquelle rouler… En ville, en dessous de 80 à l’heure on se fait klaxonner et doubler par la droite.

La route qui quitte la frontière en direction de Sighisoara est une deux fois une voie et demi… Pour faire plus simple c’est une départementale avec une voie d’arrêt d’urgence de chaque côté. Sauf que la voie d’arrêt est utilisée comme voie principale et tout le monde se frôle à 120km/h en klaxonant. Je ne trouve aucun camion derrière lequel me cacher et tente de progresser tant bien que mal dans cette atmosphère tendue en direction du premier bivouac de la Roumanie.

En chemin, notre regard est attiré par quelques panneaux familiers. Centre commercial, carrefour, décathlon, bricodepot… Nous décidons d’aller y faire un tour ne serait-ce que par curiosité de l’étendue de la mondialisation. Et nous ne sommes pas déçus. Nous retrouvons peu ou prou les mêmes produits qu’en France.

Nous, en ce qui nous concerne, nous n’avions besoin que d’eau et de pain de mie… Mais nous prenons le temps d’arpenter les rayons qui utilisent les mêmes codes et les mêmes dispositions qu’en France.

Nous avons l’impression de faire nos courses à valognes et nous nous attendons à reconnaître la vendeuse de charcuterie, mais il semblerait qu’elle soit en congés…

Même constat pour décathlon. Mêmes produits, même disposition, mêmes prix.

Après notre pèlerinage au milieu de nos temples de la consommation, il est presque 19h et nous sommes encore loin de notre objectif, nous devons donc trouver un bivouac plus proche de nous. Un petit tour sur l’application Park4Night et nous répérons un château qui semble accepter gratuitement les campings car sur son parking. C’est à une heure de route, nous partons immédiatement.

Après avoir fait un temps honorable sur la spéciale reliant carrefour au bivouac, nous empruntons une petite allée et pénétrons dans le parc du château.

Le parc est magnifique, nous roulons environ 500 mètres jusqu’à la guérite du garde qui ne parle pas anglais mais qui m’envoie vers le propriétaire qui est en train de profiter de la douceur de la soirée pour dîner en terrasse de son restaurant en compagnie du chef.

Me voyant arriver, il se lève pour m’accueillir et m’explique que nous pouvons effectivement rester le temps que nous voulons, nous sommes les bienvenus.

Il nous fait ouvrir la barrière et nous nous garons juste au pied du castel Miclauseni.

Au matin, nous nous réveillons doucement, profitant du calme environnant. Les enfants profitent de la stabilité de cet arrêt pour faire leurs devoirs de manière plus studieuse et nous ne sortons de la caravane que vers midi pour aller manger au restaurant du château.

Charlie n’est pas en grande forme. Il est fatigué et n’a presque pas mangé ce matin ce qui est assez inhabituel mais ne se plaint de rien si ce n’est d’une petite douleur à la gorge sans signe observable.

Le restaurant célèbre la cuisine végétarienne durant deux semaine et ne propose que des plats à base de légumes. Même les pâtes sont bannies du menu.

Les enfants se retrouvent donc avec une semoule aux légumes qui les enchante moyennement malgré la qualité de la préparation.

Charlie, qui d’habitude mange sans rechigner, peine à avaler quelques bouchées.

Puis vient le dessert, gâteau au chocolat avec coulis d’abricots. Coulis très acide et filandreux. Charlie tentera une bouchée avant d’abandonner sa cuillère et de dire qu’il ne se sent pas bien.

Nous mangions, comme tous les autres convives, en terrasse.

Je pars donc avec Charlie en direction des toilettes mais pas assez rapidement pour éviter à la semoule et au coulis d’abricots d’atterrir sur le carrelage du 18ème siècle de la salle principale.

Ceci mettant fin à notre repas, nous rejoignons la caravane. La pluie fait son apparition, Charlie a envie de se reposer, nous décidons donc de passer une deuxième nuit ici et de profiter de l’après midi au calme.

Charlie s’endort rapidement pendant que nous faisons quelques jeux de société.

J’irai ensuite avec Elioth et Émilie visiter le château. La visite est en roumain mais le propriétaire prend le temps de nous traduire quelques parties importantes. Elioth s’occupe de prendre des photos pour montrer l’intérieur du château à son frère.

A notre retour, Charlie dort encore. Il ne se réveillera que pour accepter de manger quelques pâtes au dîner et restera barbouillé jusqu’au lendemain matin.

Jenna profitera de notre retour pour s’approcher d’un monastère attenant au château et nous ramener quelques photos.

En ce qui me concerne, cette journée de pause m’a permis de me reposer aussi et de me projeter plus sereinement dans la course de demain.

Nouvelle nuit très reposante, le bruit de la pluie sur la caravane nous bercera jusqu’au matin.

2 commentaires sur “Roumanie premier contact

  1. Tes longs commentaires ( si intéressants soient ils ) raccourcissent nos nuits … c est une blague contents de vous lire à nouveau mais inquiets de vous voir dormir dans le parc du château du conte de Dracula !!!! Fuyez !!!!bisous à tous et bonne nuit !!

  2. Contente de vous retrouver mes loulous j’espère que Charlie va mieux on pense très fort à vous à la fin du mois on fête les 80ans de mamie Josette si vous pouvez lui envoyer un beau dessin ou une carte elle serait très heureuse voilà son adresse : Alexandre Josette 2 rue Roger glinel 50460 Querqueville Cherbourg en Cotentin. Très très gros bisous je vous aime fort 😍♥️

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