Autour de Bergen

Le soleil se lève au dessus de la mer et nous nous laissons bercer par ses rayons jusqu’aux environs de 10h. Charlie laissera traîner son réveil jusqu’à 11h ce qui lui aura fait environ 13h30 de sommeil.

En sortant, je tombe nez à nez sur un allemand en train d’admirer les véhicules. On discutera une bonne demi heure, il s’appelle Péter, a 75 ans, ancien mécanicien… Il pose des questions sur le 4×4, sa motorisation, sa préparation, dit que c’est un excellent véhicule qui ne tombe jamais en panne. Je me retiens alors de parler de roulements…

Il apprécie le 4×4, mais lorsque nous parlons de notre Eriba il devient intarissable. Si j’en crois la fierté avec laquelle il parle de la fiabilité de ces vieux modèles de caravanes allemandes je pourrais croire qu’il la fabriquée lui même. Je ne me permettrai pas de lui rappeler qu’à cette époque Eriba avait encore une usine en France… C’est un autre débat…

Il nous conseille des itinéraires en Norvège, je lui explique que nous allons vers Bergen, il fait la grimace en expliquant que bien que la ville soit belle, la foule de touristes la rend difficile à apprécier.

Nous partons vers midi. Petite étape de 230 kilomètres comme avant hier mais le GPS annonce des routes de plus grande importance.

La différence entre les routes secondaires et les principales vient surtout du fait que les principales offrent une vingtaine de centimètres de plus pour se croiser et sont payantes.

Payantes via le système auto pass. Il faut avoir la curiosité de se demander comment payer et aller voir sur internet pour apprendre que les amendes et les péages sont automatisés par caméra et que c’est à nous de renseigner nos coordonnées sur leur site pour lier notre plaque à notre nom. Si ce n’est pas fait, nous recevons toutes ces factures quelques mois plus tard avec majoration pour non renseignement.

Nous arriverons au bout de quatre heures de route et 40l de gasoil consommés. Il semblerait que les petites routes en pente où l’on joue avec la boîte de vitesses toute la journée ne soient pas les plus adaptées à notre attelage.

Nous choisissons un camping, un peu au hasard, aux alentours de Bergen pour poser la caravane et aller visiter la ville. Il se situe de l’autre côté de la ville et nous devons donc la traverser pour y parvenir.

Effectivement la ville est magnifique mais la foule est impressionnante. Cela nous fait penser à une journée d’été à Honfleur en trois fois plus grand.

Arrivés au camping, nous faisons le tour du site. Il est situé un peu en hauteur au dessus d’un fjord. Un petit sentier permet de descendre à un ponton où il est autorisé de pêcher. L’endroit est calme et accueillant, parfait pour se remettre de nos courbatures. Nous repoussons notre visite de la ville à plus tard (la foule nous a rendu un peu hésitants sur la nécessité de la visite) et décidons de sortir la canne à pêche.

Ayant pêché une seule fois au lancer nous découvrons ensemble et nous amusons à essayer différents leurres sans trop savoir ce que nous faisons. Certains attirent plus les poissons que d’autres, mais nos proies semblent se moquer de nos piètres talents et s’amusent à rôder autour du leurre et à repartir. Cela nous suffit, nous passons un très bon moment.

En fin de soirée la pluie fait son apparition et ne nous quittera pas de toute la journée le lendemain. Nous passerons donc la journée au chaud, à regarder un film, jouer, lire et faire quelques exercices préparés par les maîtresses.

Un peu de temps pour faire la cuisine et nous découvrons comment faire du pain grillé sans dépenser de gaz supplémentaire. C’est étrange comme une tartine de pain grillé peut sembler merveilleuse quand elle est rare et inattendue. À la maison ce genre de détail passe inaperçu et semble incipide s’il n’est pas associé à la dernière pâte à tartiner à la mode ou à une confiture au 17 fruits exotiques. Ici, le goût du pain grillé semble une découverte précieuse.

Je pense que cette tartine de pain symbolise à elle toute seule ce que nous sommes venus chercher si loin de chez nous…

Demain le beau temps s’annonce, nous nous sentons bien ici, et resterons sans doute une journée de plus à nous reposer au calme avant de partir vers les glaciers.

4 commentaires sur “Autour de Bergen

  1. Se nourrir d’un sourire, d’un souvenir, d’un instant, et le savourer toute sa vie, car il viendra toujours nous réchauffer quand la nuit viendra.. partagez tout cela ensemble, remplissez vos cœurs de mille merveilles, faites les votre, et que disparaissent à jamais les moments de disette… je pense à vous, tous les jours, je suis heureux pour vous. A+ Bro

  2. bien, je vois que vous n’êtes pas plus doués que papy pour pécher !? mais ce n’est pas là l’essentiel, le tout c’est de profiter de ces super endroits. gros bisous mes loulous

  3. Ils ont des glaciers Italien en Norvège ?

    Et oui bien trouvé pour le pain, seule 25 % de la chaleur est transmise au systeme de chauffage (casserolle + becquetance)

    Vous pouvez aussi impressionner vos hôtes Norvegien en leur criant « Vikings ! Skybörg !  » (c’est l’ordre pour de mettre en position de combat en ligne, boucliers bordés et jointés ! Ça devrait leur mettre une petite larme à l’oeil que les Normands n’aient pas tous oubliés leurs origines aussi pacifiques que latines…)

    Jed Larson avait dit « Le Norvégien est une langue assez simple qui consiste à parler l’Allemand sous l’eau »

    Qu’en pensez vous ? Est-ce vrai ? Auquel cas, la natation doit être le sport national !

    Bon courage pour la suite !

  4. l histoire ne nous dit pas si c est du poisson dans la casserole avec le pain rillé
    profitez de ces moments riches qui vous forgeront des valeurs majeures gros bizoux de notre part

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