Cap au nord

Tandis que l’image des Lofoten disparaît petit à petit dans la pâle lueur du rétroviseur, le GPS nous pousse toujours plus vers l’avant, promettant encore quelques longues heures de route.

Cap au nord, toutes voiles dehors. La route s’enfonce un peu dans les terres et l’on s’attend par avance à se lasser d’un paysage d’où auraient disparus les majestueux fjords dans lesquels se reflètent les falaises tombant à pic.

Mais contre toute attente, les terres de Norvège n’ont rien à envier aux cotes. Certes, elles n’ont pas l’eau turquoise et les vieux petits bateaux en bois colorés, mais les forêts sont toujours immenses et mystérieuses.

Pour gagner un peu de temps, nous nous arrêtons à midi dans un restaurant proposant des hamburgers. Le mieux noté de la région selon Google…

Les hamburgers que nous y avons trouvés sont assez difficilement descriptibles. La viande ressemble à une tranche de veau reconstitué, la sauce serait comparable à de la mayonnaise mais en quantité industrielle, le tout accompagné de frites faisant passer les frites au four pour de la cuisine gastronomique…

Le tout pour…. Non je préfère ne pas dire le prix de tout cela pour me laisser une chance de l’oublier.

Quoi qu’il en soit, si l’on apprend de nos erreur, nous nous contenterons maintenant de nos viandes, fruits et légumes.

Nous voyageons en direction de Tromso. La plus grande ville du nord, sans doute anciennement connue sous le nom de winterfell. Si l’on en croit les différents sites internet c’est la ville où passer de superbes vacances d’hiver. Elle promet des nuits sous les aurores boréales, des balades en mer pour se promener avec les orques ou les baleines, des sorties en chiens de traîneau…

Mais l’été… Pas de baleines (désolé Fanny je n’aurai pas ta photo), pas d’aurore boréales, ni de traîneau dans la neige.

Nous croisons tout de même un ours blanc en liberté, errant dans les rues calmes de la ville.

Ainsi qu’un autre Troll tout aussi sauvage que l’ours.

Il ne reste qu’une ville de 20000 habitants avec des boutiques de souvenirs tous les 200m. Les enfants y trouveront de quoi se faire plaisir avec leurs économies et l’argent reçu à leur anniversaire et nous, de notre côté (surtout Jenna) trouverons un magasin de pêche pour remplacer le leurre perdu dans les Lofoten.

A part cela, la ville est en travaux comme si elle se remettait de la fin de son hiver, se préparant à accueillir la nouvelle saison touristique. Quelques bâtiments sont tout de même remarquables.

Une fois quitté Tromso, la route suit de nouveau le bord de mer. Au bout de quelques heures de route, Jenna repére du coin de l’œil une étrange embarcation filant à une allure impressionnante à la surface de l’eau. Nous bifurquons à toute vitesse pour nous rapprocher de l’eau et prendre quelques photos, on ne voit pas ça tous les jours.

Le sous marin s’en allait du fjord vers la pleine mer. Il fut rejoint à la sortie du fjord par un navire de l’armée, le tout survolé par deux avions de chasse passant si vite et si bas qu’ils men auraient décoiffé si… Enfin bref, ils ne m’ont pas décoiffé au final.

Nous perdrons ensuite quelques heures sur l’itinéraire prévu.

Tout d’abord à cause de travaux dans un tunnel. Il est toujours agréable de rester coincé une bonne demi heure dans un tunnel. Fort heureusement nous étions proche de la sortie et l’air s’engouffrait jusqu’à nous.

Puis à cause d’un homme avec un cône.

L’homme se tenait debout tout seul au milieu d’une petite route. Un cône à ses pieds. Avec quelques mots d’anglais, il nous explique que la route est fermée jusqu’à 15h. Il est 13h, nous préférons rebrousser chemin pour prendre une déviation 35km en amont de notre position.

Le demi tour avec la caravane sur cette petite route à bien fait rire l’homme au cône mais nous nous en sortons plutôt bien.

L’étape du soir est rapidement trouvée. Un petit renfoncement sur le bord de la route suffira à y glisser la caravane. Ce n’est pas le bivouac le plus aguichant que nous ayons connu mais il nous offre tout de même une vue sympathique au dessus de la mer.

Nous reprenons la route vers Olderfjord. Encore environ 300km pour près de 6h de trajet. Cela rappellera l’étape Tulle /Aurillac à certains…

Arrivés à la hauteur de Olderfjord, nous bifurquons plein nord. À partir d’ici le paysage change rapidement. La température aussi.

Nous avançons désormais dans un marais désolé, parsemé d’arbres brûlés par le gel.

Le ciel se fait menaçant et le vent qui s’engouffre lorsque nous ouvrons la fenêtre pour prendre une photo n’invite pas à s’éterniser au dehors.

Ce paysage semble cependant propice à l’élevage de rennes et nous croisons de nombreux troupeaux laissés là à paître en toute liberté.

Nous garons le véhicule et, forts de notre expérience en chasse au Troll, nous tentons de chasser quelques photos de rennes.

Malheureusement ils ne se laissent pas approcher si facilement et les photos sont volées de loin au téléobjectif.

Une fois les dernières heures de trajet effectuées, nous arrivons enfin au cap nord. Terre la plus avancée d’Europe.

Après avoir bien cherché, nous pouvons confirmer que John Snow a bien franchit le mur. Il n’est plus sur ces terres.

La température ici à largement chuté au point que le froid rend la rédaction de cet article difficile. Nous nous couchons habillés dans notre duvet. Le ciel est couvert et ne révèle pas la course du soleil.

Nous resterons ici demain toute la journée en espérant que la météo ne se trompe pas. Si tout va bien, demain soir le ciel sera dégagé et nous profiterons de notre dernière nuit dans le nord pour admirer le soleil de minuit.

12 commentaires sur “Cap au nord

  1. Tout les jours je vous regarde rouler profiter des beaux endroits que vous voyez.et comme ça c’est moins dur pour moi car vous me manquez tellement je vous aime mes loulous beaucoup de gros gros bisous.mamie

  2. Bonjour à tous les baroudeurs de grand Nord,
    Je ne sais pas si c’était l’un de vos objectifs de voyage mais parvenir au cap nord pile au moment du solstice d’été ce n’est pas banal ! Du coup, j’espère que vous n’avez pas oublié de ramasser les plus belles herbes sauvages qui existent par là-bas car c’est à cette période que leur pouvoir médicinale et un magique aussi est à son summum. Il vous faudra aussi ramasser un peu de bois pour faire un beau feu de la saint Jean afin d’honorer la toute puissance du soleil à son plus haut de l’année en n’oubliant pas de sauter par-dessus les flammes bien évidemment.
    Et maintenant bon voyage à vous cinq pour la descente vers les grandes plaines d’Europe centrale.

  3.  » Ici on ne dit pas « Désolé, je suis en retard », mais mon dit « Désolé, je suis passé par Tulle… »  »

    Bises les poulets!

  4. Bonjour les jumeaux et à toute la famille.

    Bon anniversaire en retard ! Nous suivons vos aventures tous les jours en classe .
    Bravo pour votre exploit de la trolltunga. C’était magnifique ! Ça donne envie d’y être. Nous avons hâte de lire vos prochaines étapes ! Les paysages sont sensationnels et nous laisse sans voix. Nous sommes pressés de voir les photos du soleil de minuit .
    Hier , nous sommes allés chanter à la salle de l’Agora, nous avons présenté les chansons que nous avons apprises en classe. Notre concert a été réussi. En ce moment nous faisons des évaluations.
    A bientôt . Gros bisous.

  5. Bonjour les jumeaux et à toute la famille.

    Bon anniversaire en retard! Nous suivons vos aventures tous les jours en classe .
    Bravo pour votre exploit de la trolltunga. C’était magnifique ! Ça donne envie d’y être. Nous avons hâte de lire vos prochaines étapes ! Les paysages sont sensationnels et nous laisse sans voix. Nous sommes pressés de voir les photos du soleil de minuit .
    Hier , nous sommes allés chanter à la salle de l’Agora. Notre concert a été réussi. En ce moment nous faisons des évaluations.
    A bientôt . Gros bisous.

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