Mongolie J2/3

Nous nous réveillons en douceur, par la chaleur des rayons du soleil. Ce matin, les enfants prendront le temps de faire quelques exercices plus sérieusement  pour rattraper cette semaine de route pendant que je consoliderai les meubles.

Quelques vis, quelques aimants ajoutés, quelques réglages de fermoir et nous voilà répartis.
La caravane mériterai de vraies consolidations avec quelques soudures des trous, des vis… Mais je manque de matériel et fais avec les moyens du bord.

Pour quelle puisse tenir sur les pistes sans le moindre soucis il aurait fallu souder tout ce qui pouvait l’être et doubler toutes les vis… Ce sera à faire avant le prochain voyage.

Cette piste qui file plein nord est d’une difficulté moyenne selon notre guide, mais c’est sans compter avec une caravane.

J’ai dégonflé les roues à 1.5kg pour amortir un peu plus les chocs mais malgré tout, nous ne dépassons pas les 20 km/h de moyenne et les 130 kilomètres qui nous séparent de la prochaine ville deviennent bien longs.

Après avoir franchis quelques cols, nous arrivons finalement dans de grandes étendues de verdures. Des pâturages où se promènent ensemble des vaches, des moutons et des chevaux.

Nous nous arrêterons à quelques centaines de mètres de yourtes vers lesquelles nous n’allons pas par peur de déranger.

Dans la soirée, alors que nous étions dehors à ranger le véhicule, deux couples de Mongols arrivent vers nous sur deux motos. Ils nous saluent à peine et ouvrent la porte de la caravane, regarde l’installation, se penchent en dessous pour voir comment cela est monté.

Quelques échanges de sourires, des pouces en l’air et ils repartent.

Leur culture de la propriété est très différente de la notre et je crois que si nous voulons visiter une yourte, il faudra simplement y entrer directement.

Nous profitons de cette soirée sans moustiques pour jouer un peu dehors et finir la consolidation des meubles.

Jour 3

Nous démarrons assez tôt, l’objectif est de ralier un lac pour ce midi. La piste reste très difficile et notre moyenne de s’améliore pas, loin de là. Nous croisons beaucoup de locaux qui ont, pour la plupart, le même véhicule que nous, non préparé et qui filent à 50 ou 60 km/h. Et nous semblons rester sur place à regarder leur poussière s’effacer au loin.

La lac se dessine à l’horizon vers 14h. Nous rejoignons ses rives pour 14h45.

Quelques tombes datant de l’époque Turque bordent encore le lac offrant ici une sépulture digne d’un roi.

Sur les derniers mètres qui nous approchent du bord, nous mettons les roues sur une partie d’herbes hautes poussant dans un sol humide et nous nous voyons en un instant recouvert d’un immense nuage de moustiques d’une densité comparable au minuscules regroupements de moucherons qui volent sous nos latitudes autour des lumières des campings. Sauf que ce nuage est formé de moustiques et qu’il fait trois fois la taille de notre véhicule.

Nous ne sortons donc pas et partons manger à une demi heure de là, dans les montagnes.

En entrant dans la caravane, nous voyons que certaines consolidations n’ont pas tenu. Les équerres ajoutées se sont cisaillees et le gros meuble pour les affaires des enfants bouge…

Il sera contenu avec une sangle, le temps que je trouve quelque-chose de plus solide.

Peu de temps après la montagne, nous arrivons sur une immense piste toute droite et bien plane qui finit par déboucher sur une route. Je peux enfin repasser les vitesses longues et faire défiler quelques kilomètres.

Nous arrivons à la ville de Oulaangom vers 18h. Ils nous faut du carburant, de l’eau et pourquoi pas un repas dans un restaurant typique.

Le carburant est vite trouvé. Il est sensiblement au même prix que en Russie mais me semble très clair.

La suite confirmera mes doutes sur la qualité du gasoil. Entre l’altitude, les roues dégonflées de la caravane et ce gasoil, je n’arriverai plus à dépasser les 90km/h, même en pleine ligne droite, pied au plancher et le ralenti à du mal à se maintenir sans caler.

Nous trouvons une maison d’eau mais arrivons trop tard, elle est fermée. Jenna se dirige vers un groupe d’homme pour leur demander si ils peuvent appeler le numéro inscrit sur la porte de la maison d’eau pour qu’ils ouvrent et se fera quelques nouveaux amis mais nous n’aurons pas d’eau ainsi et devrons aller acheter des bouteilles.

Nous trouvons un restaurant, pas vraiment typique, mais il se fait tard (environ 20h) et tout le monde a faim.

Je ne sais pas si nous ne nous sommes pas fait comprendre lors de la commande ou si c’est courant ici mais nos glaces arrivent en premier, quelques minutes avant nos plats. Les enfants s’amusent donc à manger une cuillère de glace entre deux cuillères de pâtes. Tant que tout ça leur plaît… Au moins, malgré les grosses quantités servies, nous ne laisserons rien et en ressortirons rassasiés.

Nous roulons quelques kilomètres pour sortir de la ville, puis prenons une piste qui bifurque entre les montagnes et établissons ici notre bivouac juste avant la tombée de la nuit.

Demain nous essaierons de profiter des quelques portions de route prévues pour gagner un peu de temps pour rejoindre la ville suivante avant le début du nadam.

Le meuble reste sanglé, pas le temps de réparer pour le moment…

1 commentaire sur “Mongolie J2/3

  1. j ai souvenir de quelques caisses en alu sur les motos qu il avait fallu repercer en plus gros pour que cela tienne
    vivement les images de drones j essaierai la glace entre chaque bouchée de pâtes bisous

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