Lac Baikal

Nous sommes reveillés par le soleil qui vient frapper à la fenêtre, augmentant du même coup significativement la température à l’intérieur de la caravane.

Nous découvrons notre bivouac en pleine lumière. Nous sommes dans une clairière surplombant une vallée boisée. La brume du matin, encore présente, fait scintiller l’herbe à nos pieds… On pourrait rester des heures à admirer ce spectacle mais en quelques secondes, l’arrivée des moustiques nous remet les pieds sur terre et nous pousse à remonter dans la caravane pour finir de se préparer avant de reprendre la route.

La route… Quel plaisir de retrouver une route droite et lisse. Aucune bosse, aucun trou… Et étrangement aucun dépassement par la droite ou queue de poisson.

Les quelques centaines de kilomètres qui nous séparent du lac semblent se faire en un claquement de doigt.

Nous arrivons au lac baikal en milieu d’après midi. Y trouver un bivouac n’est pas chose aisée. Une voie de chemin de fer longe le lac et limite tous les accès à certains points précis difficilement accessibles.

Nous faisons une petite pause pour tenter de repérer un accès à une plage par la vue satellite de Google maps.

Nous tentons donc notre chance quelques kilomètres plus loin aux alentours d’une petite ville.

Nous avançons jusqu’à une petite crique où quelques locaux se baignent et allons quelques dizaines de mètres plus loin.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tout le monde est à l’eau.

Nous profitons enfin d’une baignade rafraîchissante et nageons dans le lac baikal.

Difficile de se dire que c’est un lac tant il est immense. On devine avec peine la rive nord et les côtes Est et Ouest semblent sans fin. Un léger vent nous amène des vagues et nous distinguons de gigantesques bateau a l’horizon.

Ce spectacle doit être encore plus majestueux en hiver lorsque l’on sait qu’une route et une voie ferrée provisoires sont installées sur la glace pour permettre sa traversée Nord / Sud.

Après notre baignade, je discute avec un Russe d’une cinquantaine d’années, en slip de bain qui, intrigué, s’est approché de nous. Il n’y a pas assez de réseau pour faire fonctionner le traducteur mais après s’être présenté et lui avoir expliqué ce que nous faisions ici, il me semble qu’il m’explique qu’il habite à côté et que nous pouvons venir si nous avons besoin de quelque chose.

Comme je ne suis pas sûr d’avoir compris et que ce n’est pas une invitation franche, nous n’irons pas l’importuner.

Non loin de nous, un groupe de jeunes s’est installé. Ils préparent un feu de camp et sortent quelques grillades d’une glacière. Le soleil se couche, et les moustiques se lèvent.

Je ne sais pas comment les jeunes près de nous font pour rester torse nu dehors avec tous ces moustiques mais nous, nous restons à l’intérieur et regardons le coucher de soleil par la fenêtre.

En fin de soirée, la pluie et un vent fort poussent chacun à rentrer chez soi et la nuit sera paisible.

Au matin, des nuages masquent le ciel. La météo prévoit ce temps toute la journée. Nous voulions rester toute une journée à nous reposer au lac mais le temps mitigé et les moustiques nous incitent à reprendre la route.

Pendant encore près de 300km nous longeons le bord du lac jusqu’à arriver à Irkousk.

À partir de là, la grande ligne droite de 5000 km commence. Nous reprenons vite nos habitudes. Agrippés à un camion, nous laissons les kilomètres défiler.

Les repas du midi et du soir se font tous dans des parkings pour routiers où nous mangeons très bien pour moins de 10 euros à 5, et nous dormons tous les soirs dans des parkings TIR, normalement réservés aux camions, ils acceptent sans problème notre présence. Ces parkings coûtent 100 roubles soit environ 1.30 euros et sont gardés toute la nuit.

Il ne faut pas avoir peur de dormir entre 2 camions laissant leur moteur allumé toute la nuit… Mais ces parkings sont sûr et le plus souvent assez agréables.

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