Mongolie J 4/5

La route redevient rapidement de la piste. Nous longeons ce qui sera la prochaine route. Certaines portions de quelques kilomètres sont déjà faites puis un tas de terre marque la fin de la route, une piste en descend et continue en parallèle.

Ce chemin est emprunté par les camions qui construisent la route, il est donc particulièrement défoncé et poussiéreux.

La caravane commence à sauter et rebondir de tous les côtés et je soupçonne les amortisseurs de donner quelques signes de faiblesse à moins que ce balancement excessif ne soit dû aux pneus sous gonflés.

Nous croisons quelques villages en dur le long de la route. Quelques cabanes en bois réunies autour des maisons d’eau et des stations essence. Nous en profitons pour nous ravitailler en eau mais pas de fruits ou légumes frais ici.

Nous arriverons tout de même à avancer de près de 400 km avant de nous arrêter sur le bord de la piste pour bivouaquer.

L’entrée dans la caravane nous réserve a chaque fois de belles surprises. Placards ouverts et renversés, lits des enfants vidés sur le sol…

Cette fois ci les placards ont tenu le coup mais une bouteille d’eau de 3l s’est ouverte et toute la poussière de la journée s’est engouffrée dans la caravane par le petit jour se formant en haut de la porte qui commence à prendre du jeu.

Une heure de nettoyage avant de pouvoir entrer est nécessaire.

Je condamne les prises d’air et demain matin je tenterai de régler le jeu de la porte.

Nous dormons dans une immense étendue d’herbe peuplée de centaines de souris. Nous les entendrons discuter toute la nuit.

Elles filaient déjà devant nos roues lorsque nous conduisions.

Cette partie de la montagne fait le bonheur des aigles qui viennent ici se nourrir en grand nombre.

Jour 5

Il nous reste 400 km de route pour atteindre la ville de Tsetserleg où nous avons prévu de passer le naadam.

Sans savoir ce a quoi ressemblera la route, il est difficile d’estimer la durée du trajet restant mais nous prenons tout de même le temps de jeter un œil à la porte avant de repartir.

L’écart entre la porte et les montants de la caravane est difficile à régler car aucun système de réglage n’est prévu. Je m’embarque donc dans un démontage complet de l’intérieur de la porte pour mettre son armature à nu et tenter d’augmenter le diamètre des trous des vis des charnières, avec les outils du bord donc en gros avec un marteau et une petite pince… Bref, j’arrive à atténuer un peu le soucis mais le manque d’outils est frustrant, je devrai reprendre ça une fois de retour.

Je regonfle aussi les pneus en espérant que nous quitterons bientôt cette piste cassante et que nous retrouverons la route.

Effectivement, nous retrouvons rapidement la route. Cependant, la logique de leur construction m’échappe un peu.

Nous nous retrouvons avec des portions parfaitement bitumées sur quelques dizaines de kilomètres puis, subitement, sans signalétique, la route se coupe, redevient piste et reprend.

Ces retours à la piste font parfois 100m et parfois simplement 1m.

Je me demande ce qui a empêché de jointer ces tronçons au moment de leur construction…

Nous rencontrons aussi parfois des ralentisseurs au milieu de lignes droites, sans carrefour, ni virage…

Beaucoup de troupeaux au milieu du chemin. Moutons, vaches, chevaux…

Au final nous avançons mais cet itinéraire demande une énorme vigilance.

La fin de la route se fait avec un soleil couchant et un ciel d’orage, nous offrant des couleurs absolument incroyables.

L’arrivée à Tsetserleg se fait sous la pluie et vers 21h.

L’hôtel que nous avions repéré dans le lonely planet affiche complet. Peu étonnant pour une veille de naadam…

Petite déception de tout le monde qui s’attendait à une bonne douche après ces jours de poussière.

Je retourne donc voir la réceptionniste pour qu’elle me conseille au moins autre chose. Elle m’envoie au final à l’hôtel d’en face qui marche avec eux, ils n’ont plus de chambre non plus si ce n’est une chambre double luxe à 4 lits qui n’est pas tout à fait terminée.

En insistant un peu et en expliquant notre voyage, ils acceptent de nous héberger dans cette chambre où nous sommes à coup sûr les premiers occupants.

Tout cela aura pris un peu de temps et nous sommes tous contents de filer sous la douche, boire un bol de soupe et nous coucher rapidement.

Demain est le premier jour du Naadam nous devons nous lever tôt.

3 commentaires sur “Mongolie J 4/5

  1. Cc la petite famille James❤️ magnifiques photos ,prenez le temps de vivre ces moments uniques! Vous allez ressortir encore plus fort encore plus grand de ce voyage,et encore plus soudés! C est bon ça !!!que du bonheur 😉vous le méritez tous les cinq! pleins de bisous ❤️❤️❤️

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *