Traversée du Monténégro

Sur toute la longueur de la traversée, la route longe la côte, serpentant entre les montagnes.

Cela est un problème de taille car nous n’avons aucun endroit pour nous arrêter le long de la route et lorsque nous sommes devant d’aussi magnifiques paysages cela est très frustrant.

Les plages que nous discernons en contrebas semblent tout aussi magnifiques mais en cette saison, les parasols et les serviettes masquent presque totalement la couleur du sable. Des voitures sont garées dans chaque recoin possible, empiétant sur la route sans retenue.

Certains petits chemins semblent s’écarter et pourraient offrir de beaux panoramas mais la caravane nous fait hésiter à nous engager.

Nous garderons donc ces paysages simplement en mémoire et avançons vers Kotor et sa vielle ville.

Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, nous n’avons pas fait nos devoirs et n’avons pas préparé cette visite à l’avance. C’est donc une magnifique surprise qui s’offre à nous.

La visite de la vielle ville est absolument splendide. C’est un dédale de petites ruelles de pierres qui ferait rougir de jalousie le mont Saint Michel.

L’ambiance est très chaleureuse, nous avons l’impression que tout le monde ici se connaît, que les touristes sont invités à se mêler à une communauté vivant hors du temps. Et cela est très agréable.

Surplombant ce village, une ancienne fortification appelée la petite muraille, s’élève derrière la ville et grimpe le long de la colline jusqu’à un fort qui domine la vallée.

Après avoir un peu négocié pour motiver les troupes, nous décidons de monter jusqu’au sommet. L’ascension n’est pas très difficile en soi mais il doit faire au minimum 35 degrés (nous avons vu 42 en ville mais cela me paraît beaucoup) et les 1,5km de montée deviennent très longs.

Nous commençons aussi à ressentir les effets des trois mois passés assis dans le 4×4 sans activité physique.

Arrivés au sommet, le spectacle nous fait oublier la fatigue et la chaleur et nous restons un bon moment assis à regarder un navire de croisière prendre le large.

Lorsque nous entamons notre descente, le soleil part se cacher derrière les montagnes et nous finissons notre chemin sans souffrir davantage de la chaleur.

De retour dans les ruelles de la vieille ville, nous y restons boire un verre pour nous remettre de nos efforts et finirons même par y manger tant l’ambiance du lieu est agréable.

De retour à la caravane, nous prenons la route de dubrovnik. Il y a deux heures à faire de nuit avec un passage de frontière.

La sortie du pays se fait sans encobre.

Lorsque nous approchons du poste d’entrée en Croatie, nous commençons à nous dire que nous risquons d’y passer du temps.

Le douanier en charge des véhicules fait vider toutes les voitures devant nous, ouvre les sacs, fouille… Ça risque d’être long.

Lorsque notre tour arrive, nous n’échappons pas à la règle. Il me demande d’ouvrir la caravane, le coffre… Avant d’avoir commencé à regarder en détail, il aperçoit la guitare nichée dans tout le fatras du coffre.

Alors qu’il ne s’était jusqu’ici exprimé qu’avec des gestes et quelques grognements, il me demande : « do you play guitar? » je lui répond « yes », il me dit « fender ? » je répond « stratocaster », ce a quoi il répondra juste « OK you can go » En refermant le coffre.

Voilà une bonne heure de rangement d’économisée grâce à un douanier mélomane.

Dubrovnik est très animée le soir. Nous avions repéré un emplacement possible sur le parking de l’hôpital, nous nous y rendons mais les bornes de péage ne peuvent être alimentée que par des pièces que nous n’avons pas.

Nous changeons donc notre fusil d’épaule et allons rejoindre le parking du belvédère en haut de la colline surplombant la ville.

Le chemin d’accès est très étroit et en lacets. Je préfère ne pas penser à la descente de demain matin lorsqu’il faudra en plus croiser des voitures dans l’autre sens…

Néanmoins, cela nous offre un panorama incroyable de la ville de nuit vue d’en haut.

Nous dormons dans un renfoncement sur le bord de la route qui sera très calme jusqu’à l’arrivée du ballet des taxis le lendemain matin qui amènent les touristes visiter.

2 commentaires sur “Traversée du Monténégro

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